
La nuit, il nous est tous arrivé d’être assaillis par des pensées sombres plutôt que de profiter d’un sommeil réparateur. Une étude récente montre que la privation de sommeil (correspondant ici à une diminution des phases de sommeil REM) perturbe les capacités d’inhibition des pensées et des souvenirs non désirés. La fatigue affecterait directement le cortex préfrontal dorsolatéral, responsable ici du contrôle et de l’inhibition des réseaux cérébraux de la mémoire. Ainsi, bien qu’il soit possible de réprimer nos pensées, il s’avère que plus nous sommes fatigués, moins notre cortex préfrontal est efficace. Cela brise les mécanismes de contrôle de nos souvenirs, nous empêchant de dormir et nous entraînant dans une spirale infernale de fatigue anxieuse.
