Une nouvelle piste pour détecter précocement la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalo-rachidien

La maladie d’Alzheimer est encore aujourd’hui très difficile à anticiper. On sait que des protéines cérébrales appelées ‘tau’ et ‘ß-amyloïdes’ viennent perturber les synapses, les points de communication entre les neurones. En effet les protéines tau, normalement impliquées dans la stabilisation des neurones, forment des enchevêtrements toxiques, tandis que l’amyloïde s’accumule en plaques, perturbant la communication neuronale, le tout causant une mort neuronale accélérée. Mais comment détecter l’apparition de ces plaques suffisamment à l’avance ?
Pour trouver des marqueurs précoces, une équipe à réaliser par ponction lombaire une simple mesure du liquide céphalo-rachidien, un fluide entourant le cerveau pour le protéger des chocs, et lui servant à évacuer les déchêts, reflétant ainsi les processus biologiques cérébraux. Ils ont de cette manière révélé que quatre marqueurs synaptiques (SYT1, SNAP25, ADAM23, ADAM22), avaient des liens étroits avec les protéines tau et amyloïde, les deux acteurs clés de la maladie. Fait surprenant : ces marqueurs synaptiques étaient moins élevés chez les individus ayant une forme d’Alzheimer ne présentant que des plaques amyloïde, que lorsque la protéine tau était aussi présente. Cela pourrait indiquer une phase précoce de la maladie où les dommages synaptiques sont déjà présents (ß-amyloïdes), mais où les mécanismes de dégénérescence neuronale (plaques tau) ne sont pas encore pleinement activés.
Ce n’est évidemment pas la première fois le liquide céphalo-rachidien est utilisé pour trouver des marqueurs de cette maladie, mais les recherches avancent pour ouvrir la voie à de nouveaux outils diagnostiques et à une meilleure compréhension des mécanismes précoces de la maladie.

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