
Les rats sont parmi les espèces nuisibles les plus répandues au monde, présents sur tous les continents sauf l’Antarctique. Ils causent des dommages considérables aux infrastructures, aux cultures et aux stocks alimentaires. En plus, ils transmettent plus de 50 agents pathogènes aux humains, dont la leptospirose, l’hantavirus, le typhus murin et la peste bubonique. Rien que ça !
Une étude récente s’appuyant sur les signalements publics et sur des campagnes d’inspections dans 16 grandes villes mondiales révèle que 69 % d’entre elles connaissent une augmentation significative de leurs populations de rats, que ce soit aux états-unis (Washington, New York) ou en Europe (Amsterdam). Ce phénomène serait en partie lié à l’augmentation des températures qui allonge les périodes d’activité des rongeurs, ainsi qu’à l’urbanisation croissante (plus d’humains dans moins d’espace), leur offrant un accès accru aux ressources alimentaires. Par contre, les villes qui ont plus d’espaces végétalisés semblent moins impactés par les rats, probablement car ces derniers trouvent moins de nourriture dans les arbres et les buissons que dans les poubelles des restaurants.
Avec une population urbaine mondiale qui devrait croître de 25 % d’ici 2050, une expansion des zones urbanisées de 185 % d’ici 2030, et le réchauffement climatique qui s’accélère, nos villes vont devenir un véritable paradis pour les rats ! Les chercheurs terminent sur une note (presque) positive, en listant des solutions pour limiter ces projections à un niveau vivable, dont laisser de l’espace pour la nature.
