
Ce n’est une nouvelle pour personne mais les activités humaines perturbent gravement la faune, notamment en restreignant les déplacements des animaux. Une étude récente se penche sur les ours bruns en Europe, révélant comment ces grands carnivores adaptent leur comportement face aux pressions humaines.
L’étude analyse les données GPS de 375 ours bruns à travers huit populations européennes, de la Fennoscandie (une très large zone d’Europe du nord) jusqu’aux Balkans. Les résultats montrent que les ours réduisent leurs déplacements et leurs territoires dans les zones fortement perturbées par l’homme, comme les zones industrielles et les habitations. Ceci entraîne souvent une fragmentation de l’habitat des ours, qui peuvent même mener à des conflits avec les humains, notamment pour avoir accès à des sources de nourriture comme les déchets ou l’agriculture.
L’étude met également en lumière l’influence de la production agricole et saisonnière sur le comportement des ours. Dans des environnements moins productifs et plus naturels, les ours ont des territoires plus vastes et se déplacent davantage. Mais la déforestation modifie ces comportements en offrant des ressources trop temporaires.
Face à l’expansion humaine et au changement climatique, il est crucial de préserver la connectivité des habitats pour assurer la survie des ours. Des mesures proactives, comme la protection des forêts et la réduction des barrières, sont essentielles pour maintenir des populations saines et minimiser les conflits avec les humains. Ce genre de recherche permet de comprendre les réponses de la faune aux changements globaux, d’informer les populations et -si possible- les décideurs politiques, pour mener des campagnes de protection efficaces. C’est important pour les ours, mais aussi pour l’ensemble de la biodiversité.
