
Face à un événement dramatique, tous ne développent pas un stress post-traumatique (PTSD). Pourquoi ?
Des chercheurs ont étudié en IRM l’activité cérébrale de recrues de la police (une population fortement exposée à des événements potentiellement traumatiques), avant et après avoir subi un événement complexe. Ils ont trouvé une activation accrue de l’amygdale dorsale (zone cérébrale au cœur des états émotionnels de peur), associée à un renforcement de ses interactions avec les noyaux précuneus, ces derniers étant impliqués dans l’anticipation des menaces. Ces réseaux cérébraux se sont montrés particulièrement actifs durant l’anticipation d’une menace par les policiers, résultats corrélés avec la capacité des jeunes recrues à récupérer après un événement traumatique.
Cette hyperactivation pourrait permettre d’identifier précocement les individus vulnérables aux traumas, facilitant la prévention ciblée dans des métiers à risque élevé.
