Quand les jeux vidéo musclent notre cerveau

Les jeux vidéo d’action peuvent-ils modifier la connectivité fonctionnelle et structurelle des circuits cérébraux impliqués dans le traitement visuel ?Une équipe de chercheurs américains a voulu savoir si les gamers ayant de nombreuses heures de jeu au compteur avaient une connectivité cérébrale différente, en particulier dans les voies visuelles dorsales (l’autoroute cérébrale du “où se trouve ce que je vois, comment l’atteindre”) et ventrale (l’autoroute du “que vois-je, est-ce que je le reconnais”).

Les résultats montrent que comparé aux non-joueurs, les gamers présentent une connectivité fonctionnelle et structurelle renforcée dans le flux dorsal du cerveau — celui qui guide les actions en fonction de ce qu’on voit. En particulier, les connexions entre le gyrus occipital supérieur (qui repère les objets dans l’espace tout en préparant à les atteindre) et le lobule pariétal supérieur (guidage visuomoteur précis) sont amplifiées, corrélées à des temps de réponse plus rapides en jeu. Ces modifications touchent aussi la substance blanche, responsable de la transmission du signal neuronale, qui présente des fibres mieux organisées et plus denses, donc plus efficaces.


En somme, jouer façonne nos circuits cérébraux du “comment agir” et booste nos temps de réactions et notre prise de décision, le tout en conservant une précision optimale dans le mouvement. Les jeux vidéo d’action n’affûtent pas que les réflexes : ils sculptent aussi le cerveau !

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