Olo : la couleur que l’œil humain n’avait jamais vue

Imaginez une nouvelle couleur entre le bleu et le vert, une couleur que vous n’avez jamais vue de votre vie, qu’aucun humain n’a jamais vu ! Difficile à croire ? Pourtant, c’est ce que propose une équipe de chercheurs du MIT avec une nouvelle technologie de stimulation utilisant des lasers pointés sur les photorécepteurs de la rétine, baptisée “Oz”, permettant de faire voir des couleurs inconnues de l’œil humain.

Comment ça marche ? Habituellement, nos écrans fonctionnent avec un mélange de trois couleurs primaires : rouge, vert et bleu (le fameux RVB), qui activent nos trois types de cônes rétiniens. Le cerveau recompose ensuite la couleur perçue à partir de ces stimulations. La méthode Oz, elle, fonctionne tout autrement. Grâce à un petit projecteur monté sur un microscope, les chercheurs envoient des lasers successivement sur un seul photorécepteur de la rétine à la fois. Cela permet d’activer séparément chaque type de cône — S (bleu), M (vert) et L (rouge) — avec une grande précision. Le résultat, ce sont des combinaisons de stimulations que le cerveau n’a jamais expérimentées auparavant, donnant naissance à des “nouvelles couleurs”. C’est ainsi que les chercheurs ont créé « Olo », une couleur jamais intégrée par notre cerveau, entre le bleu et le vert, et d’une saturation inégalée disent les chercheurs (qui l’ont évidemment directement testé sur eux-mêmes).

À terme, cette technologie pourrait révolutionner notre rapport à l’image. Imaginez des appareils capables d’afficher un spectre de couleurs bien plus riche, ou des expériences de réalité virtuelle encore plus immersives. Mais au-delà du divertissement, Oz ouvre aussi la voie à une meilleure compréhension des mécanismes de la vision humaine, à des tests de perception plus fins, ou encore à des aides visuelles inédites pour les personnes atteintes de déficits visuels.

Bref, un nouveau monde de couleurs s’ouvre à nous — un monde qui n’est pas sans rappeler La couleur tombée du ciel de Lovecraft, où une teinte venue d’ailleurs défiait toute tentative de description humaine ! Mais cette fois, ce n’est pas de la science-fiction, mais bien de la science.

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