
La science aime explorer ce que beaucoup ont appris par expérience, même (et surtout) quand il s’agit de sexualité. L’activité sexuelle augmente la libération d’oxytocine et de prolactine, jouant sur les émotions positives et procurant un sentiment de plénitude, et inhibe la production de cortisol, permettant de réduire le stress. Bref, cela rend heureux. Et vous ne le saviez peut-être pas, mais la masturbation aiderait même à s’endormir plus rapidement, et d’après la science à jouir d’un sommeil plus profond. Mais cet effet est-il lié uniquement à la masturbation ? Est-ce l’orgasme qui compte, ou bien toute activité sexuelle — même en couple — pourrait-elle favoriser un meilleur sommeil ?
C’est la question qu’a voulu explorer une équipe australienne dans une petite étude parue dans la revue Sleep Health. Pendant 11 nuits, les 14 participants de cette étude ont été équipés de capteurs polysomnographiques, permettant d’enregistrer objectivement la qualité de leur sommeil, après trois types de soirées : sans activité sexuelle, avec masturbation, ou après un rapport sexuel avec leur partenaire. Verdict ? Comparées à l’abstinence, les deux formes d’activités sexuelles réduisent les réveils nocturnes, améliorent la qualité du sommeil et la vitesse d’endormissement, et augmentent le sentiment de motivation au réveil. Les chercheurs ont également remarqué que les couples avaient une tendance à se coucher plus tard, mais cet effet semble entièrement compensé par un endormissement bien plus rapide. Enfin, plus l’orgasme est intense, plus le sommeil est perçu comme réparateur, et plus la motivation est élevée le lendemain !
Ainsi, que vous soyez seul(e) ou à plusieurs, ce serait bien l’orgasme qui aiderait à s’endormir, ce qui peut peut sembler logique vue la cascade hormonale qui en découle. Mais cela ne réduit en rien l’intérêt de l’activité sexuelle en elle-même, qui apporte son lot de bénéfices peu exploré dans l’étude : on parlera une autre fois du champ de recherche sur le ‘toucher affectif’, qui, loin de se focaliser sur le sexe, englobe toutes formes d’interactions telles que les chatouilles et autres câlins réconfortants.
