Paracétamol prénatal : un lien possible avec autisme et TDAH (FAUX)

Cet article s’est avéré biaisé, et fortement contredit par la communauté scientifique. Vous trouverez l’erratum Stimuli! et toutes les sources ici : https://stimuli.blog/2025/10/31/erratum-paracetamol-asd/

Dans un soucis de cohérence, et parce qu’il démontre bien la démarche scientifique lente et acceptant la contradiction, je laisse l’article Stimuli! de base ci-dessous, mais prenez garde : ce qu’il indique a été contredit !

Plus d’une femme enceinte sur deux prend du paracétamol (acétaminophène) pour soulager fièvre et douleurs. Un geste on ne peut plus anodin, mais qui pourrait avoir des conséquences plus lourdes qu’on ne le pense pour le fœtus. En effet, certains médicaments pourraient avoir un effet sur le développement intra-utérin du cerveau des bébés à naître. C’est ce que suggèrent quelques études, mais d’autres vont dans le sens inverse… Que penser ?
Une équipe américaine s’est penchée sur la question en réalisant une méta-étude, c’est-à-dire la compilation de 46 études décortiquées et critiquées. Le résultat est inquiétant : l’exposition prénatale serait associée à une augmentation du risque de troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant, comme l’autisme ou le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Même après avoir pris en compte de nombreux facteurs de confusion possibles (âge et maladies de la mère, autres médicaments, catégories socio-professionnelles…), l’association persiste : cela signifie qu’il s’agirait bien d’un effet du paracétamol, et pas d’autres facteurs non pris en compte par les études.
Les chercheurs indiquent que, sur le plan biologique, la molécule traverse rapidement le placenta et atteint le fœtus en moins d’une heure. Elle agit notamment sur les prostaglandines, impliquées dans la croissance neuronale, et sur le système endocannabinoïde, essentiel pour guider la mise en place des connexions cérébrales. Perturber ces voies pourrait altérer la façon dont les neurones se développent, se différencient et s’organisent. Mais il s’agit ici d’hypothèses pour expliquer ces résultats, et de nouvelles études restent nécessaires pour comprendre plus finement les mécanismes menant à ces déficits, et pour identifier les périodes de la grossesse où le cerveau est le plus vulnérable.
Les méta-études représentent un fort niveau de preuve en sciences, car elles rassemblent et comparent de nombreuses recherches indépendantes. En combinant des données issues de contextes différents, avec des méthodes et des cadres théoriques variés, elles permettent de dégager des tendances solides qui ne dépendent pas d’une équipe scientifique isolée. C’est sur cette base que l’on peut appeler à la prudence : le paracétamol reste utile, mais son usage pendant la grossesse devrait être limité autant que possible pour protéger le cerveau en développement des futurs enfants.

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