Les microplastiques attaquent le cerveau

Les microplastiques, ces minuscules fragments de plastique omniprésents dans notre environnement, soulèvent des préoccupations croissantes quant à leurs effets toxiques potentiels. Définis comme des particules de moins de 5 mm, ils s’infiltrent dans les écosystèmes et peuvent pénétrer dans le corps humain via la chaîne alimentaire. Pourtant, les connaissances sur leurs effets néfastes potentiels sur le cerveau des mammifères restent limitées.
Une étude récente a examiné l’impact des microplastiques de polyéthylène de moins de 30 μm sur l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique (la barrière de protection du cerveau, qui filtre le sang), le stress oxydatif (causant des dommages aux cellules, et contribuant au vieillissement) et la santé neuronale chez des rats mâles. Pour cela, les rats ont été exposés à ces microplastiques par voie orale pendant 3 et 6 semaines. Les résultats ont montré que l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique était significativement altérée après les deux périodes d’exposition, et le stress oxydatif avait augmenté dans les groupes traités aux microplastiques. Surtout, les chercheurs ont montré que ceci était corrélé à une augmentation des marqueurs de mort neuronale !
Ces résultats démontrent que l’exposition chronique aux microplastiques altère le cerveau des rats. Bien que ces résultats proviennent d’études sur des rats, les voies biologiques impliquées sont très proches de celles des humains, suggérant que nous pourrions subir des dommages similaires. Cela souligne le potentiel neurotoxique des microplastiques et la nécessité de recherches supplémentaires pour évaluer leurs risques sanitaires potentiels.

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