Parkinson : et si tout venait… de vos intestins ?

Les études fleurissent sur le rôle du microbiote intestinal dans les pathologies cérébrales. C’est le cas aussi pour la maladie de Parkinson, mais les bactéries responsables, ainsi que la cascade métabolique qu’ils causent, restaient encore évasifs.
Une étude vient de paraître dans Nature, qui montre que la bactérie ‘Streptococcus mutans’, présente dans l’intestin, passe son temps à produire une molécule appelée le propionate d’imidazole. Et alors, allez vous dire ? Chez des souris manipulées pour produire en excès cette molécule, des chercheurs ont montré que le propionate d’omidazole passait dans le sang, puis de là vers le cerveau. Les animaux ainsi traités commençaient à développer des symptômes parkinsoniens. De façon encore plus rapide, une simple administration de cette molécule suffisait à causer un début de pathologie.
Bien sûr, ‘Streptococcus mutans’ n’est pas la seule et unique responsable de Parkinson, et encore moins de toutes les variantes de la maladie. Mais il est intéressant de constater qu’elle met un sacré bazar dans notre corps : en 2020, une équipe française avait déjà montré que l’augmentation de propionate augmentait fortement les risques de diabètes !

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