
Le sommeil est crucial pour notre bien-être et notre santé, tout le monde le sait et en est convaincu. Mais il reste encore de nombreuses zones d’ombre à explorer pour le comprendre dans toute sa complexité.
Dans une étude récente menée sur plus de 770 jeunes adultes en bonne santé, des chercheurs ont cherché à relier les habitudes de sommeil à divers marqueurs de santé physique, cognitive et psychologique. Grâce à une analyse de profils, ils ont identifié cinq grands types de dormeurs. Trois d’entre eux se distinguent par la durée du sommeil, l’usage d’aides (médicamenteuses ou non) et la présence de troubles du sommeil. Mais deux profils attirent particulièrement l’attention : le premier regroupe des individus présentant des plaintes générales liées au sommeil et davantage de troubles psychopathologiques ; le second, à l’inverse, montre une étonnante résilience au manque de sommeil, qui ressentent moins le manque de sommeil, tout en conservant une bonne santé mentale malgré des nuits perturbées.
Ces différences s’accompagnent de schémas distincts dans l’organisation des réseaux cérébraux, notamment une connectivité altérée du réseau somatomoteur, impliqué dans la perception sensorielle et le contrôle du mouvement.
Comprendre ces profils individuels permettrait de mieux comprendre les interactions entre sommeil et santé mentale, ouvrir la voie à une approche plus personnalisée du sommeil, où l’on adapterait nos habitudes et interventions non pas à la moyenne, mais à notre propre “cerveau du sommeil”.
