La dopamine participerait à la flexibilité cognitive chez l’humain

Changer de tâche demande de s’adapter, une capacité appelée flexibilité cognitive. On savait grâce à de nombreux travaux sur l’animal que la dopamine jouait un rôle important dans cette capacité de fléxibilité cogniitve. Mais il n’existait pour le moment que peu de preuves directes chez l’humain.
Une petite étude allemande à apporté la pièce manquante au puzzle en utilisant la TEP (tomographie par émission de positons), une technique d’imagerie cérébrale qui permet de visualiser l’activité chimique du cerveau en temps réel, grâce à un traceur radioactif injecté dans le corps. Chez des volontaires devant alterner rapidement entre deux tâches, ils ont ainsi pu visualiser en temps réel la libération de dopamine dans le cortex préfrontal ventromédian, responsable d’ajuster nos comportements au contexte. Résultat : plus la dopamine était libérée dans cette zone, plus les participants étaient efficaces dans leurs changements de règle.
C’est une des rares démonstrations directes du rôle de la dopamine dans cette capacité clé de notre cerveau à s’adapter. Cela reste une petite étude, venue confirmer des mécanismes dont nous nous doutions déjà, mais c’est comme ça que la science avance : par petites avancées.

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